vendredi 8 janvier 2010

Modalités de vaccination des patients en cabinet

Surprenante cette rémunération de 6.60 euros!
Petit rappel :

"S'ils choisissent de vacciner lors de séances spécifiques ils (les médecins) seront rémunérés au tarif d'un acte spécifique de 6,60 euros, pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie."

Organiser des séances spécifiques ??

On ne peut pas demander à un artisan (le médecin) d'organiser des minis centres de vaccination. C'est stupide.

D'autant qu'on sait comment ça se passe.

Tout comme le patient ne se privait pas de demander à son médecin son avis sur la vaccination, sur la compatibilité de celle ci avec son état, de même, même lors de "séances spécifiques" il ne se privera pas de lui montrer le bouton sur la fesse, la gorge du petit, et de lui demander un certificat d'aptitude au sport.

Le problème : ils font semblant de ne pas savoir comment ça se passe, en cabinet.

jeudi 7 janvier 2010

Polémique sur les vaccins. Il ne faut pas accabler Roselyne.

Je trouve que la polémique actuelle sur la gestion de la crise sanitaire prend un tour nettement politique et que la ministre ne mérite pas de se retrouver sous le feu croisé de ses opposants, de ses pseudos amis et du corps médical.
Pour ce qui est de la commande faite aux laboratoires, je ne sais pas bien comment ça se passe dans les faits, si la commande est forcément ferme, mais gérer, c'est prévoir, et "réserver" un nombre important de vaccins, ça ne me paraît pas irresponsable, au contraire.
Le virus n'a pas muté. Sa virulence, bien qu'étant supérieure à celle de la grippe saisonnière, est restée faible. Je ne crois pas qu'on ait pu en être si sûr dans l'été 2009.
Je pense par ailleurs que cette affaire n'est pas encore close.
J'attendrais pour ma part d'observer l'évolution de ce virus après le 13 février, après la fête du Têt. Il y a de forts risques de voir en Asie des personnes touchées dans le même temps par le H1N1 et le H5N1. Espérons que ça ne sera pas l'occasion de la nutation tant crainte de laquelle surgirait un virus virulent et à fort potentiel de propagation.
Il y a deux points sur lesquels j'ai été en désaccord avec les choix faits.
Je n'aurai pas privilègié le pandemrix aux dépens du Pananza. Je me suis déjà expliqué là dessus dans des billets précédents.
Je pense qu'il aurait mieux valu autoriser les médecins traitants à vacciner leurs patients. Ils ont de toutes façons "fait l'acte" qui consiste à informer leur patientèle, en répondant, dans leur cabinet médical ou au téléphone, à leurs inquiétudes. Ils auraient dû être en mesure de finaliser leur acte par la piqûre.

jeudi 19 novembre 2009

Le vaccin Panenza, lui, est "adapté" à la situation actuelle. #grippe_a

Panenza vaccin développé par Sanofi est disponible. Sans adjuvant. Il a été développé comme celui de la grippe saisonnière. Là je suis d'accord.

dimanche 15 novembre 2009

Pandemrix®, le vaccin proposé aujourd'hui, n'est pas "adapté" à la situation actuelle. #grippe_a

En prévision d'une pandémie H5N1, et pour être en mesure de réagir rapidement, certains laboratoires sont conçu une sorte de "vaccin-canevas", aussi appelés "mock-up". Tout était prêt, il ne manquait qu'à y ajouter l'antigène,
en l'occurence des petits morceaux de H5N1.
Un peu comme les sauces toutes faites auquelles vous rajoutez des petits morceaux de blanc de poulet.
Quand, surprise, ce fut le H1N1 qui pointa son nez, il a suffi (si j'ose dire) d'y mettre des petits morceaux de H1N1.
Ce canevas avait tout du vaccin "efficace-et-vite". Boosteurs de l'immunité, l'AS03, (squalène et vit E), et de quoi le conserver sans qu'il ne s'infecte (mercure).
Je suis plutôt un partisan de la vaccination en général, mais là il y a un petit quelque chose qui me gêne.
Bon, et c'est quoi qui vous gêne, docteur ?
- Le H1N1, jusque là, n'est pas aussi dangereux que le H5N1. il n'y a pas de raison de se précipiter.
- Il existe d'autres vaccins, dont l'un a été fait tout à fait comme l'a été le vaccin de la grippe saisonnière, sans boosteur. Avec mercure, mais sans boosteur, à injecter. Et un autre, à base d'un virus atténué, à inhaler, à respirer.

La situation n'exige donc pas qu'on utilise Pandemrix®.
Faites le savoir.

mercredi 9 septembre 2009

Le point sur la grippe A

Le seuil "épidémique" est atteint cette semaine : 52300 consultations de patients ayant la grippe A déclarées par le réseau de médecins dit Sentinelle.
Ca veut dire que nous y sommes.
Le haut conseil de la santé publique rend ses recommandations à la ministre. Il indique 4 groupes de sujets à vacciner en priorité :
En première priorité, les personnes dites "ressources", celles dont on a absolument besoin pour faire tourner la machine, les médecins, les pompiers, les militaires, l'administration..
Autre première priorité, les personnes dont la ou les maladies constituent un facteur de risque aggravant, celles qui pourraient risquer gros à attraper cette grippe.
Puis viennent les élèves, collègiens, lycéens, étudiants.... ceux qui forment des groupes physiquement proches, chez qui le virus peut se développer vite.
Le quatrième groupe, le personnel qui fait tourner les structures de soins ou d'aide aux personnes en difficultés, maisons de retraite, centres d'accueil de défavorisés...

Après ça, le haut conseil, dans une grande sagesse, dit que toutes ses recommandations sont dictées par les constatations de l'instant et que les choses peuvent changer.
Qu'est ce qui peut changer ?
-Le comportement du virus.
-Le vaccin, ou plutôt les vaccins, leur efficacité, les arrangements qu'on aura eu à accepter du fait de l'urgence...
-Les conditions de la prise en charge de la population. Comment ça va se passer ? On n'a pas l'habitude ni même l'expérience de convoquer les gens dans les salles de spectacles amménagées à cet effet pour les vacciner en masse.
-Enfin, la réaction du public vis à vis de la vaccination. Par exemple, il y a quelques semaines chacun s'ennorgueillait de figurer parmi les prioritaires de la vaccination. Aujourd'hui un sondage fait par un syndicat de personnels infirmiers indique que près de 63% d'entre eux ont choisi de ne pas se faire vacciner.

On verra bien...
Dès que je sais quelque chose d'intéressant, que je peux analyser pour vous ce qui se dit dans la prese, je vous fait un nouveau billet.
Entre temps, abonnez vous à mon fil twitter

A bientôt.

mercredi 26 août 2009

Grippe A Article intéressant ++ Pr Flahault analyse la virulence de H1N1

Il analyse le comportement du virus en Nouvelle Calédonnie et sur l'île Maurice.
Il classifie les décès en 3 sortes.
Ceux dus à une sur-infection bactérienne des voies respiratoires.
Ceux dus à une aggravation des maladies précédentes de la personne atteinte.
Ceux dus à l'effet direct du virus sur les poumons, la pneumopathie virale.
Le virus de la grippe A a ceci de particulier par rapport à celui de la grippe saisonnière qu'il tue, par la pneumopathie qu'il occasionne, près de 100 fois plus que le virus de la grippe saisonnière.
Pour résumer, bien que rare, l'atteinte directe des poumons, par H1N1 en fait un virus différent des précédents virus grippaux.
Les prochaines étapes : individualiser les populations à risque de développer ces pneumopathies, pour instituer très vite un traitement antiviral et une surveillance des paramètre respiratoires.
Les femmes enceintes pourraient être parmi les premières à être incluses dans cette catégorie.
Savoir et Comprendre.

samedi 22 août 2009

Grippe A H1N1 Conseil du jour Terminaux de paiement #grippe_a

La touche "Valider" est sans doute la plus souillée. Conseil aux commerçants. Disposer d'un flacon avec dispositif pompe pour permettre aux clients de nettoyer leurs mains après paiement par carte de crédit.
 

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